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QUELQUES ASTUCES POUR PRATIQUER LA LECTURE RAPIDE.

 

C’est souvent un plaisir de prendre le temps d’apprécier une bonne lecture. Pourtant, on n’a pas toujours ce luxe et tous les textes ne méritent pas une telle attention. Prise de notes, rapports à étudier, courriers ou compte-rendus, … en maintes occasions, la lecture rapide est un gain de temps et de productivité. Vous aurez ainsi plus de temps à consacrer aux bons moments et aux grands romans.

 

En plus du sens de la vue, la lecture mobilise deux types de mémoires bien distinctes : la mémoire visuelle et la mémoire sémantique. Lorsque vous lisez, votre oeil voit les mots, envoie les images de ces mots au cerveau qui va comparer ces images à ce qu’il connait déjà (mémoire visuelle) avant de leur attribuer un sens (mémoire sémantique). S’il est beaucoup plus compliqué à très court terme de jouer sur la vitesse de fonctionnement de la mémoire sémantique, il est revanche beaucoup plus aisé d’exercer votre capacité à reconnaître les mots.

 

On raconte que John F. Kennedy pouvait lire à plus de 1200 mots / minute. A titre de comparaison, un lecteur moyen parcoure un texte aux alentours de 200 à 300 mots par minute. Le facteur de progression est donc très important. Attention, il ne s’agit pas de survoler les textes sans les comprendre. La lecture rapide vous permet de lire un document avec autant d’efficacité que si vous le faisiez lors d’une lecture normale.

 

Comment faire pour retenir l’essentiel d’un document sans vous noyer dans un océan de signes? Retenez en premier lieu, qu’aucune lecture n’est linéaire. En permanence, votre oeil ne cesse de bondir d’un mot à un autre et s’offre parfois des détours et des retours en arrière. Par ailleurs, aucune lecture ne se fait mot à mot. Comme lorsque vous regardez un film sans percevoir chacune des images qui le constituent, votre oeil parcoure des blocs de mots, plus ou moins long, selon la vitesse à laquelle vous lisez.

 

Pour vous initier à la lecture rapide, commencez tout d’abord par focaliser votre attention sur le texte que vous parcourez. Evacuez les distractions et concentrez-vous, y compris en posant le doigt ou un crayon sur la ligne parcourue. Vous pouvez aussi utiliser une feuille de papier que vous calerez sous la phrase que vous déchiffrez. Ensuite, exercez-vous à augmenter le nombre de mots que vous lisez dans chaque groupe de mots parcourus. 2 par 2, puis 4 par 4, et ainsi de suite, jusqu’au moment où vous saurez lire rapidement plus de mots à la fois. Apprenez également à vous passer de cette voix intérieure qui subvocalise le texte pendant que vous lisez. Souvenir de nos apprentissages d’écoliers, cette lecture à voix haute qui se réalise de manière parfois inconsciente est un facteur de ralentissement dont vous pouvez vous passer.

 

La lecture rapide suppose aussi de devenir un maitre dans l’art du survol. Exercez-vous à détecter les mots clés du texte et la hyérarchisation de l’information présentée. Vous n’êtes pas obligés de lire les phrases de liant ou les paragraphes de contextes. Lisez prioritairement les passages qui vous concernent ou qui attirent votre intérêt. Concentrez votre attention sur les expressions clés qui articulent l’information.

 

Enfin, n’hésitez pas à utiliser les outils tels que les stylos fluo lors d’une lecture sur papier ou l’affichage des lignes de numérotation pour un texte rédigé sur word. Les logiciels vous offrent également des instruments d’annotations ou de surlignage qui peuvent vous être très utile pour gagner en vitesse de déchiffrement sur un document digital.

 

N’oubliez pas: les progrès s’obtiennent par la pratique. Quel que soit votre talent de lecteur, vous êtes encore très lent par rapport à la vitesse que vous pourriez atteindre