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Commentaires fermés sur Quels sont les différents types de cuir utilisés en maroquinerie ?

Depuis toujours, nous utilisons des peaux de bêtes pour nous vêtir ou fabriquer des objets. Aujourd’hui, les techniques avancées de l’industrie du cuir permettent de proposer une variété incroyable de cuirs. Des plus classiques au plus inattendus, les cuirs utilisés en Maroquinerie permettent une gamme étendue de création. Petit panorama des cuirs utilisés par les maroquiniers…

Petit rappel technique, pour commencer : le cuir, c’est de la peau de bête préparée et façonnée pour se conserver. Pour cela, on utilise des procédés comme le tannage qui consiste à transformer la peau en cuir. Le tannage peut être végétal, les peaux sont alors traités avec du tan, c’est à dire de l’écorce d’arbres (chêne ou châtaignier par exemple). Le tannage peut également s’opérer selon des procédés chimiques. On utilise alors des sels de chrome ou d’aluminium, ou encore du Titane (une technique innovante non allergisante et moins polluante). L’avantage du tannage végétal est qu’il ne provoque pas d’allergie, qu’il est moins polluant, en revanche, le procédé est plus cher.

Cuir Pleine fleur, Fleur sciée, croûte de cuir, nubuck, cuir suédé…

La face externe du cuir débarrassée des poils est lisse et nommée côté « fleur ». L’autre face est brute et rugueuse, c’est le côté « chair ». On distingue le cuir pleine fleur, qui garde son épaisseur d’origine, plus souple et plus résistant; Le cuir fleur sciée, dont on a diminué l’épaisseur tout en gardant le côté fleur (on conserve ainsi le côté esthétique mais on perd en résistance, le cuir étant plus fin);la croute de cuir, qui est l’autre partie obtenue lors de la refente, le côté chair et donc sans fleur. Elle est le plus souvent enduite de vernis ou de polyuréthane pour simuler le côté fleur; le nubuck, un cuir gratté réalisé à partir d’un cuir pleine fleur ou fleur sciée ou encore le cuir suédé, un cuir souple, travaillé et fini sur le côté chair et non sur le côté fleur.

Pour les articles de maroquinerie, les artisans utilisent généralement du cuir de 1.5mm d’épaisseur et si besoin de 0.5mm pour les doublures; on préfèrera également des cuirs fermes pour les ceintures (2.5 à 3.5mm d’épaisseur).

Il existe différents cuirs privilégiés par les artisans maroquiniers, mais en règle générale, on peut dire qu’ils utilisent tous les cuirs possibles et imaginables pour concevoir leurs produits. Citons, le mouton,  un beau cuir au coût raisonnable, de faible épaisseur, il convient pour réaliser de nombreuses créations. L’agneau est un cuir fin et délicat que l’on affectionne particulièrement pour les vêtements ou la ganterie. Le cuir de chèvre présente un grain léger et c’est un cuir fin de bonne qualité. Le porc, un très beau cuir qui possède une teinte claire. Le daim, que l’on affectionne notamment pour fabriquer des gants ou des chaussures. La vache et la vachette, un cuir épais qui possède une fleur unie et brillante, très utilisé en maroquinerie. Le veau, très beau cuir, plus souple et plus fin que la vache mais nettement plus couteux. Les maroquiniers utilisent également à l’envie des cuirs plus exotiques, tels que le crapaud ou le poisson galuchat, le serpent, le crocodile ou le lézard.

Artistes et artisans responsables, les maroquiniers savent que le cuir est une matière première chère et optimisent la coupe des différentes pièces de leurs articles pour garder les chutes qui serviront par exemple à faire des essais de teinture, pose rivets, repoussage ou gravure.